Une communication ouverte

Vous pourriez commencer par vous exercer avec quelques-unes des idées ci-après, en compagnie d’adultes de confiance. Si vous vous en estimez incapable pour le moment, vous pourriez demander de l’aide à un membre de votre famille en qui vous avez confiance. Si votre famille est en difficulté, il peut être utile de faire appel à un service de counseling familial.

Questions à poser

  • Qu’est-ce qui se passe, selon toi?
  • Qu’est-ce que tu sais déjà?
  • Qu’est-ce que tu aimerais savoir?
  • Demandez-leur ce qu’ils pensent de ce qu’ils ont vu ou entendu.
  • Au besoin, rectifiez ce que l’enfant a mal compris.
  • Laissez-vous guider par leurs questions pour déterminer combien d’information leur donner. La plupart du temps, lorsqu’un enfant pose des questions au sujet d’un événement, c’est qu’il est prêt à recevoir des réponses difficiles à entendre.
  • Essayez de ne pas leur en donner plus qu’ils n’en demandent.
  • Employez des mots simples.
  • Si vous ne connaissez pas la réponse, il n’y a rien de mal à dire « Je ne sais pas ».

Soyez concis

La plupart des enfants ne tolèrent les conversations que si elles sont brèves. Les plus jeunes, en particulier, voudront souvent aller jouer ou faire autre chose sans tarder, habituellement parce qu’ils ont atteint la limite de ce qu’ils peuvent absorber d’un seul coup.

Faites un suivi

Comme les conversations de ce genre doivent être brèves, vous devrez y revenir de temps en temps. Par exemple :

  • « À quoi as-tu pensé depuis qu’on a parlé de maman, hier? »
  • « Quelles questions tu te poses? »
  • « Veux-tu qu’on en reparle? Maintenant ou une autre fois? »

L’utilité des livres

Les livres sur la perte et le deuil, s’ils sont adaptés au stade de développement de l’enfant, sont un excellent moyen de présenter des idées et des mots nouveaux. En les lisant avec votre enfant, vous l’invitez à poursuivre la conversation et vous jetez les bases d’une discussion.

C’est un bon moment

Il n’est jamais ni trop tard ni trop tôt pour avoir une conversation importante. Si vous vous rappelez les expériences vécues par vos enfants adultes qui ont grandi avec un ou des parents membres des FAC ou de la GRC, il peut encore être très utile de discuter avec eux de ce qu’ils ont vécu pendant leur enfance et de ce qu’ils ressentent maintenant.

Aménagez un lieu sûr

Les enfants vivent dans un état permanent d’exploration et de recherche; ils changent, apprennent et grandissent constamment. Quand les adultes créent des conditions sûres et prévoient un lieu et un moment pour permettre aux enfants de s’ouvrir, ils sont souvent surpris de découvrir ce que leurs enfants comprennent, ne comprennent pas, ressentent, observent et craignent en dedans.