Vos préoccupations
Les ami·es et les membres de la famille de la personne vétérane sont les gens qui la connaissent le mieux.
J’en suis là... incapable de tenir bon jusqu’à la fin de la journée. C’était fatigant, c’était épuisant. Habituellement, je suis plutôt doué pour juger les gens, et je trouvais que j’avais moi-même un caractère merdique. Je pensais que tout ce que je faisais, c’était pour le bien de ma famille. Puis, quand j’ai compris que ma colère, mon attitude distante, le fait que je décrochais complètement une fois rentré à la maison et que j’oubliais même les tâches élémentaires, ce n’était pas pour eux. Absolument pas. – Un·e vétéran·e de la GRC
Vous pourriez observer que la personne ne reconnaît pas qu’elle est endeuillée et qu’elle ne se porte pas bien. Beaucoup de gens ne se rendent compte de leurs difficultés que si un proche leur en parle.
Vous hésitez peut-être à dire quoi que ce soit à la personne parce que vous craignez sa réaction. Vous voulez peut-être vous protéger vous-même ou essayer de maintenir une certaine maîtrise de la situation.
Parler ou non de vos préoccupations
Voici quelques questions qui pourraient vous aider à déterminer s’il vaut mieux parler.
- Puis-je parler sans danger?
- Quelle serait la meilleure façon d’aborder le sujet?
- Quelle sera sa réaction? Est-ce que je serai capable de la gérer?
- Vaut-il mieux demander à une personne en qui nous avons tous les deux confiance de participer à la conversation?
Même si cela paraît difficile, la personne en difficulté a peut-être besoin d’entendre quelqu’un qui se soucie d’elle lui parler de ses préoccupations
Vous pourriez par exemple essayer de lui dire :
- « Je m’inquiète pour toi. Tu ne te ressembles pas ces temps-ci (donnez des exemples précis). »
- « C’est souvent très difficile de dire ce qui nous dérange. J’espère que tu vas essayer. »