Quand le deuil refait surface
Je pense que cette perte, on ne la comprend pas avant de faire la transition et j’ai vécu un véritable choc. En fait, c’est arrivé plusieurs années après mon départ à la retraite. Le counseling m’a aidé à comprendre les racines de ce que je ressentais et à comprendre et gérer mes réactions. - Un·e vétéran·e des forces armées
Beaucoup de personnes vétéranes commencent à ressentir l’impact du deuil après leur départ du service. Les réactions de deuil qui émergent des années plus tard peuvent vous prendre par surprise. Elles peuvent être choquantes et difficiles à comprendre à cause du nombre d’événements que vous aviez repoussés au fond de votre mémoire et qui émergent à nouveau, et à cause du temps qui s’est écoulé depuis. Dans la section Pertes liées au service, nous avons vu que le deuil qui accompagne une blessure morale est souvent réprimé jusqu’après la fin du service actif, pour diverses raisons :
- Vous aviez besoin de toute votre énergie physique, mentale et émotionnelle pour terminer une affectation, une opération, un déploiement ou votre carrière.
- Une culture marquée par la répression des manifestations émotives vous empêchait d’exprimer et de traiter votre deuil.
- Vous manquiez de soutien officiel et informel.
Si le deuil peut être retardé, le temps ne le fait pas disparaître. C’est généralement quand on se sent en sécurité, quand la pression et le stress s’atténuent, quand on a retrouvé un bon rythme de sommeil et quand on reprend la vie à l’extérieur du service que le deuil fait surface. Il peut être difficile de l’accepter et de le nommer quand il se manifeste.
Éviter, retarder ou « repousser » le deuil risque de le prolonger et de le rendre plus difficile à gérer.
Consultez Votre feuille de route pour le deuil, pour découvrir des moyens de cheminer dans votre deuil.