Réagir au traumatisme

Redécouvrir l’espoir et obtenir de l’aide

Pendant toute ta carrière militaire, soit tu laisses le défi t’accabler, soit tu t’efforces de trouver un moyen de le relever. J’avais un comportement autodestructeur depuis assez longtemps pour savoir où je m’en allais. Je me suis dit que je n’avais pas d’autre choix que de me rendre à la clinique de BSO [blessures de stress opérationnel]. Je suis un gars très ouvert à propos de mon TSPT, et je dis à mes camarades de faire comme moi. Je suis allé à la clinique. J’avais écrit sur une feuille de papier toutes les choses qui me pesaient. J’ai jeté le papier sur le bureau et j’ai dit : « J’ai besoin d’aide. J’ai un enfant, et je suis en train d’échouer. » - Un·e vétéran·e des forces armées

Que pouvez-vous faire de ces problèmes complexes que la vie vous a donnés? Bon nombre de personnes vétéranes et de membres de leurs familles estiment avoir besoin d’une « feuille de route » pour affronter certaines des conséquences problématiques d’une carrière militaire ou policière.

Votre feuille de route

Si vous êtes une personne vétérane, Votre feuille de route vous donne des stratégies pour aborder votre deuil et votre traumatisme.

Si vous êtes un membre de la famille ou un·e ami·e, Soutenir la personne vétérane de votre vie propose des stratégies d’entraide pratiques.

La franchise avant tout

Je le leur ai dit dès le départ. J’ai du mal à supporter les bruits intenses. Ils me rappellent l’explosion qui a tué mon ami et qui m’a rendu sourd pendant un bout de temps. Je vais essayer de me maîtriser, mais ça se peut que je vous crie après si vous faites trop de bruit. - Un·e vétéran·e des forces armées

Si vous avez de la difficulté à surmonter un deuil, une perte, une BSO ou un TSPT, parlez-en aux membres de votre famille. Il suffit de leur donner les grandes lignes, sans entrer dans les détails. Ils seront alors plus susceptibles de comprendre si quelque chose se déclenche en vous ou si vous avez une crise. Ils sauront que vous êtes aux prises avec des pertes et des expériences bouleversantes, car vous le leur aurez déjà dit.

De votre côté, en sachant que vos enfants sont au courant de votre BSO ou de votre TSPT, il vous sera plus facile, après une crise, de les prendre dans vos bras, de leur dire que vous êtes désolé·e et de les rassurer que ce n’est pas leur faute, que c’est à cause de « votre affaire » et que vous faites des efforts pour améliorer votre situation.