Comprendre la perte
Les cultures militaires et policières traditionnelles qui prescrivent de « serrer les dents » et de « souffrir en silence » incitent les personnes vétéranes et leur famille à nier, enterrer et ignorer leur deuil, ce qui a un effet délétère.
Chaque perte est unique
Certaines pertes sont plus faciles à surmonter que d’autres. Les pertes précédentes, les circonstances de la perte, le nombre de pertes et leur gravité, d’autres difficultés de la vie et notre capacité d’adaptation peuvent influer sur notre deuil.
La perte est multiple
Il arrive souvent qu’une perte en entraîne plusieurs autres, qu’on appelle des pertes secondaires. Par exemple, une amputation peut mettre fin à une carrière, changer la trajectoire de vie de la personne, avoir un impact sur ses finances, nuire à ses relations personnelles et affecter ses espoirs, ses rêves et ses attentes face à l’avenir. Pour la famille, une nouvelle affectation peut se traduire par la perte de sa communauté, de ses amis, de ses lieux préférés et d’un emploi, sans compter l’énergie et le travail nécessaires pour « repartir à zéro ».
Je voulais toutes ces choses qui avaient disparu de ma vie. Ma carrière. Mon identité. J’étais mariée à l’époque; j’allais avoir des enfants. Je pensais à plein de choses, j’en rêvais, je planifiais la suite de ma vie. Et puis rien de tout cela ne s’est jamais produit. Alors j’ai vécu un deuil actif, parce que je devais composer avec toutes ces choses qui n’arriveraient jamais. - Un·e vétéran·e des forces armées
L’importance de tenir compte de ses pertes
Quand on néglige de s’occuper d’émotions ou de pensées difficiles, elles peuvent traîner en longueur et occasionner des difficultés sur le plan des relations, de la carrière et de la santé physique et mentale. Ces problèmes d’un niveau de gravité variable peuvent comprendre la dépression, l’anxiété et l’idée de se faire du mal ou de faire du mal à autrui.