La perte du sentiment de fierté et de finalité
Vous vous êtes peut-être joint·e à la GRC ou aux FAC pour l’honneur, le devoir et le service envers votre pays. Vous avez peut-être voulu faire votre marque dans le monde. Votre service vous donnait un sentiment de finalité, de connexion avec le monde en général et de fierté de servir le Canada et sa population, au pays comme à l’étranger.
Au cours de votre transition vers la vie civile, vous pourriez vous demander comment redécouvrir le sentiment de finalité, de fierté et de sens que les FAC ou la GRC vous donnaient.
En quittant la GRC, j’étais terrifié à l’idée de ne pas trouver des gens avec qui je voudrais travailler, un emploi que j’aimerais et qui aurait un sens pour moi, ou un milieu de travail où je pourrais avoir ma place. La GRC devient bien plus qu’un emploi : c’est un élément de ta personnalité. J’avais l’impression que je ne trouverais jamais le sentiment de finalité, de connexion et d’excellence que j’avais dans la police, que je perdrais tout ça. - Un·e vétéran·e de la GRC
L’armée est vraiment douée pour te convaincre qu’il n’y a pas de meilleur mode de vie et que tu ne voudrais être nulle part ailleurs. C’est la meilleure organisation au monde […] Je veux dire que, pour que des gens se disent avec conviction : « D’accord, je vais courir sur le champ de bataille et je vais peut-être mourir », il faut avoir ce genre de loyauté et croire aux actions de l’armée et au but que tu sers. Mais en développant ce sentiment de loyauté et de finalité, l’armée compromet aussi nos chances d’essayer de nous réintégrer vraiment quand nous quittons le service actif. Tu dois travailler vraiment, vraiment fort pour trouver ta nouvelle finalité. - Un·e vétéran·e des forces armées