La perte de la culture autochtone

Il était extrêmement difficile de communiquer toute l’importance de ces traditions et de cette culture pour notre existence même. Les gens ne comprenaient pas. Ce n’était pas important pour eux. L’important, c’est de faire son travail, d’être un bon officier. Voici les qualités d’un bon officier : diriger son monde et ainsi de suite, tout ça, c’est important. Ce n’était pas qu’ils rejetaient mon identité, mais elle n’avait pas d’importance, et il n’en était jamais question dans les conversations. Alors nous, les Autochtones, nous avions nos propres conversations en privé, mais nous n’en parlions pas dans le contexte des activités sociales. Nous n’étions pas invités à le faire, et nous n’avions pas l’impression que ce serait approprié d’aborder ce sujet. - Un·e vétéran·e des forces armées

Vous vous attendiez peut-être (ou peut-être pas) à un certain degré de séparation de votre culture autochtone lors de votre entrée dans la GRC ou les FAC. Vous avez pu éprouver des pertes telles que celles-ci :

  • Liens avec le territoire, l’eau et la nature,
  • Participation à des activités telles que la purification par la fumée, le perlage, le canotage, la chasse, le piégeage ou la pêche,
  • Pouvoir parler sa langue traditionnelle,
  • Aliments familiers,
  • Apprendre des leçons des Aîné·es et des gardien·nes du savoir,
  • Voir vos enfants grandir loin de leur famille élargie et des pratiques culturelles.

Quand vous retourniez chez vous en permission, vous avez peut-être été surpris·e de votre sentiment d’isolement par rapport à votre communauté, qui n’a peut-être pas compris ce que vous viviez à titre de membre des FAC ou de la GRC.