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Capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur

Capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur
La capitaine (à la retraite) Hélène Le Scelleur s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes en mars 1990, alors qu’elle n’avait que 17 ans. Elle a rejoint la première promotion de femmes dans le corps d’infanterie du Régiment de Maisonneuve, à Montréal. C’est par amour pour son pays qu’Hélène s’est enrôlée dans la Force régulière en 1999. Elle y a servi pendant 17 ans, surtout comme administratrice de soins de santé. Au cours de sa longue carrière, Hélène a effectué de nombreuses missions et déploiements, notamment en ex-Yougoslavie (à deux reprises) et en Afghanistan (de 2007 à 2008). En reconnaissance de son travail en Afghanistan, Hélène a reçu une Mention élogieuse du Commandant du commandement des Forces expéditionnaires et a été choisie pour devenir l’aide de camp de l’ancienne gouverneure générale du Canada, la très honorable Michaëlle Jean. La carrière d’Hélène a malheureusement pris fin en 2016, après qu’on lui a diagnostiqué un trouble de stress post-traumatique consécutif à sa dernière mission en Afghanistan. Refusant de baisser les bras face à cette décision irréversible, elle s’est engagée à poursuivre des études de doctorat afin de trouver de nouvelles solutions pour faire face à la crise d’identité qui suit la transition vers la vie civile des militaires souffrant d’un trouble lié au stress opérationnel.

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Quand le deuil m’a rattrapé
Ma première perte : apprendre à se couper des émotions
De soldat à vétéran
D’un capitaine à un inconnu
Qui suis-je sans mon uniforme?
Après plusieurs fonctions réussies, ma carrière militaire a pris fin soudainement
Je savias que je pourrais ne pas revenir d’Afghanistan
Fonder une nouvelle famille
Devenir une soldate exemplaire
Un retour éprouvant
J’ai fini par m’effondrer
Mon TSPT a pris racine dans de nombreux incidents
Après l’attaque : trauma et culpabilité du survivant
L’événement qui a mené a mon TSPT
Trouver ma voix pour ceux qui ne le peuvent pas
Quand l’impensable devient normal
J’ai dû couper mes émotions pour survivre